Association Constant Ruffin "LES PERSEIDES" : LES PLEIADES, LES 7 FILLES D'ATLAS ET DE PLEIONE - Mythologie et observations - Articles+formulaires
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Mythologie et observations : LES PLEIADES, LES 7 FILLES D'ATLAS ET DE PLEIONE
Posté par didier le 08/10/2007 17:30:00 (7123 lectures)

Il ne s'agit pas d'une constellation mais d'un amas d'étoiles qui compte parmi les plus célèbres : les Pléiades et les Hyades. Pour les Modernes, ces deux amas ouverts ou galactiques font partie de la constellation du Taureau ; par contre les astronomes grecques, comme Eudoxe,tenaient les Pléiades pour une constellation à part entière. L'amas des Pléiades a été parfois conçu comme une poule (l'étoile n) et ses poussins (naguère nos paysans parlaient là de la Poussinière.)



En Occident, l'histoire des Pléiades commence en Grèce. Chez le poète Homère (9 ème siècle avant J.-C), ces délicates étoiles représentent sept colombes chargées de porter l'ambroisie, l' élixir d'immortalité, à Zeus. Plus tard, elles seront les sept filles d' Atlas et de Pleionè. Zeus les placera parmi les étoiles pour les soustraire au harcèlement sexuel d'Orion.
Elles se nommaient Electre, Maïa, Taygète, Stérope, Mérope, Alcyone et Céléno. Orion les poursuivit toutes, mais elles s'enfuirent et il ne put en atteindre aucune. Il n'y renonça pas pour autant et, Zeus, les prenant enfin en pitié, les transforma en étoiles et les plaça dans le firmament. Mais il était dit que, même là, Orion les pourchasserait encore, avec toujours la même obstination et toujours le même insuccès. Quand elle vivaient encore sur la terre, l'une d'elles, Maïa, devient mère d'Hermès. Une autre, Electre, qui mit au monde Dardanos, le fondateur de la race troyenne. Bien qu'en général, on admette qu'elles soient au nombres de sept, six d'entre elles sont clairement visibles ; la septième n'est apperçue que de ceux dont la vue est particulièrement perçante. Cette objection a dû être faite, si on en croit le poète Aratos qui explique pourquoi la septième des Pléiades et sans éclats et échappe aux regards : "Electra, ne pouvant supporter le sac de Troie, délia sa chevelure en signe de deuil, ce qui donne parfois l'apparence d'un astre chevelu (=comète)." Faut-il conclure que dans un ciel pur d'antan, un astronome averti distinguait à l'oeil nu la nappe de gaz qui entoure ces jeunes étoiles, vielles "seulement" de 60 millions d'années.
Les Romains appelaient Vergiliae, les étoiles "serrées", cet essaim caractéristique dominant la nuque du Taureau ; elles avaient une signification importante pour les populations d'agriculteurs et de marins. Les Romains des campagnes, écrit Varron, guettaient leur lever héliaque le 10 mai, leur lever vespéral, le 10 octobre, et leur coucher héliaque dans les premiers jours de novembre.

  • Comme le souligne Wolfhard Schlosser, professeur d’astronomie à l’Université de la Ruhr (Bochum), les prêtres et Chamans du Néolithique accordaient une extrême importance à cette constellation, puisque son apparition marquait dans tout l'hémisphère Nord, le début des moissons.
  • Une représentation picturale de cet amas se retrouve aussi sur le disque de Nebra daté du début de l' âge du bronze (1600 av. J.-C.).
  • La « constellation » des Pléiades est également citée dans de nombreuses cultures et religions. Elle apparaît également dans l' Odysée d'Homère, ainsi qu'à trois reprises dans la Bible. 

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