Association Constant Ruffin "LES PERSEIDES" : Les Larmes de SAINT LAURENT et la constellation de Persée - Mythologie et observations - Articles+formulaires
Association Constant Ruffin "LES PERSEIDES" : Les Larmes de SAINT LAURENT et la constellation de Persée





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Mythologie et observations : Les Larmes de SAINT LAURENT et la constellation de Persée
Posté par didier le 07/04/2007 14:40:00 (21360 lectures)

Connaissez-vous les Larmes de Saint Laurent ? La Saint Laurent, c'est le 10 août et que se passe t-il le 10 août ? Quel est le rapport avec la célèbre pluie d'étoiles filantes du mois d'août : les Perséides ?
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Quel est le lien avec le nom de notre association appelée"
Association Constant-Ruffin - les Perséides". Venez découvrir nos origines !!!! C'est ce que nous allons vous raconter ici...
Des étoiles filantes comme s'il en pleuvait à la Saint laurent. Voilà pourquoi nous parlons de Larmes de Saint Laurent....
  • Plus ancienne trace dans des annales chinoises datées de 36 : "...plus de 100 météores ont volé ce matin là". Nombreuses références dans des écrits chinois, japonais et coréens au VIII, IX, X et XI ème siècles.
  • En Occident (vers 800), une tradtition germanique parle des "Larmes de Saint Laurent" qui apparaissent chaque année autour du 10 août.
  • 1836 : Quételet découvre la périodicité annuelle de cette pluie d'étoiles filantes, chaque année à la mi-août dans la constellation de Persée.
  • 1865/1866 : Schiaparelli calcule l'orbite des Perséides et fait le lien avec la comète Swift-Tuttle 1862 III
Un mot sur SAINT LAURENT :
Saint Laurent, torturé et tué à Rome le 10 Août 258, durant le règne de l'empereur Valérien.
Le supplice de Saint Laurent sur le gril (enluminure du XVe)

Quel est le lien avec notre association ?
Tout commença en 1999, l'année de la belle éclipse totale de Soleil visible dans nos contrées. L'idée de créer notre association ne vient pas de l'éclipse, cela aurait pu l'être car l'éclipse s'est déroulée à la même période (le 11 août) coïncidant avec la pluie d'étoiles filantes mais l'idée de créer cette association date du mois d'août 1999, date à laquelle nous pouvons voir dans la constellation de Persée une très belle pluie d'étoiles filantes appelée les Perséides parce qu'elle semble provenir de la constellation de Persée. Comme chaque année, les nuits d'août sont propices à l'observation des étoiles filantes. La Terre traverse alors le sillage de la comète Swift-Tuttle, constellé de grand de poussières. En pénétrant dans l'atmosphère ceux-ci se désintègrent en produisant des traînées brillantes

Gravure de Persée
:

Légende de Persée :

Son père était Zeus et sa mère Danaé, fille d'Acrisios, roi d'Argos. Un oracle ayant prévenu ce dernier que son petit-fils le tuerait, il avait jeté sa descendance dans une rivière. Persée et sa mère furent sauvés par un pêcheur. Quelques temps plus tard, un certain Polydectès s'amaroucha de Danaé et mis son fils au défi de lui apporter une tête de Gorgone. Ces créatures avaient le pouvoir de pétrifier tous ceux qui osaient les regarder et Persée ne savait comment faire. Hermès, le messager des dieux, lui offrit des sandales volantes et un casque qui le rendit invisible. La déesse Athéna lui proposa son bouclier : au lieu de fixer directement la Gorgone, il n'aurait qu'à se fier à son reflet dans le bouclier. Persée décapita la Gorgone nommée Méduse, exhiba son trophée lors d'un banquet chez Polydectès, qui fut transformé en pierre. Le jeune homme partit ensuite à la recherche de son grand-père. Au cours d'un tournoi, son javelot fit un bizarre écart et tua net un spectateur. C'était Acrisios. Persée récupéra le trône d'Argos et finit ses jours heureux.

Mais revenons au 15 juillet 1862 ?
Que s'est-il passé exactement ce 15 juillet 1862 ?


L'essaim des Perséides a été observé bien avant qu'on en connaisse l'origine. Les plus anciennes observations sont signalées en Chine, en l'an 268, tandis que les relevés systématiques furent entrepris seulement en 1779 !
C'est à Giovanni Schiaparelli (celui des canaux sur Mars) que nous devons l'identification de la comète-mère des Perséides. Il s'agit d'une comète découverte le 15 juillet 1862, simultanément par Swift et Tuttle, non loin de la Petite Ourse. La comète prit le nom de Swift-Tuttle. Le périhélie (point le plus proche du Soleil) de cette comète se situe à proximité de l'orbite terrestre, ce qui expliquerait l'importance de cet essaim.

Le 15 juillet 1862, un astronome amateur américain, Lewis Swift, étudiait le ciel nocturne sous l'étoile polaire ; il avait apprit par les journaux que J. Schmidt, à l'observatoire d'Athènes, avait découvert deux semaines auparavant une comète dans cette zone, et il tenait à l'observer ; mais il était gêné par la clarté de la Lune. Il repéra toutefois, non loin de la Petite Ourse, un astre un peu flou mais de très faible luminosité.

Trois nuits plus tard, le 18 juillet, un autre américain, Horace Tuttle, partit à la chasse aux comètes à l'observatoire de Cambridge et tomba par hasard sur le même objet que Swift. Lui réalisa immédiatement qu'il venait de découvrir une nouvelle comète car il savait que celle de Schmidt était maintenant au Sud. Dès que la nouvelle fut connue, Swift s'empressa de faire connaître sa première observation et la comète prit le nom de Swift-Tuttle
Les astronomes en firent ensuite des relevés précis et calculèrent qu'elle passerait à 50 millions de km de la Terre à la fin août. Dès le milieu de ce mois d'août 1862, elle fut visible à l'oeil nu du crépuscule à l'aube non loin de la Polaire et, fin août, c'était un astre de magnitude 2 avec une queue s'étalant sur 30°. C'était donc une jolie comète à suivre et les astronomes s'efforcèrent de déterminer son orbite entière avec précision. De fait, ils trouvèrent une ellipse parcourue en un peu plus de 120 ans (période).

Peu après, l'astronome italien Schiaparelli montra que cette orbite coïncidait pratiquement avec celle que décrit l'ensemble de fragment rocheux responsables des pluies d'étoiles filantes survenant vers le 10 août, dit essaim des Perséides. Cette grande découverte montrait qu'il y avait sans doute une origine commune aux comètes et aux essaims de météorites responsables des pluies d'étoiles filantes.
Dès lors, on s'aperçut que l'essaim des Léonides (vers le 13 novembre) suivait la même orbite que la comète Tempel-Tuttle et que celui des Lyrides (vers le 20 avril) était sur le trajet de la comète 1861 - I
La grande averse des Draconides (vers le 9 octobre) avait été provoquée par la comète Giaccobini-Zinner découverte en 1900.
On en déduisit que chaque comète est associée à un nuage de particules étalé plus ou moins sur son orbite, de part et d'autre de la comète elle-même. Mais, pour qu'il y ait une pluie d'étoiles filantes, il faut que cette orbite coupe celle de la Terre, un cas speu courant.

Constituées de poussières dont la masse est comprise, pour la plupart, entre le centigramme et le milligramme, les Perséides ont une magnitude moyenne de 2, soit l'éclat de l'étoile polaire.
La période de visibilité va du 20 juillet au 20 août avec un pic situé vers le 11, 12 ou 13 août. Pour voir une pluie, il faut étaler ses observations de 9 au 14 août.
Comme toutes les étoiles filantes, c'est vers la fin de nuit qu'on en voit un maximum. N'oublions pas, en effet, que pour qu'un météore se produise le soir, il faut qu'il rattrape la Terre. Celle-ci ayant une vitesse de 30 km/s (108 000 km/h), le météore pénètre dans l'atmosphère à 70 - 30 = 40 km/s.
Le matin, au contraire, les vitesses s'ajoutent, puisque la Terre va à la rencontre des poussières météoritiques. La vitesse de pénétration atteint alors 10 km/s.
De ce grand écart de vitesse, résulte une différence de brillance des météores. Ainsi, un plus grand nombre d'entre eux devient visible le matin. Cela explique pourquoi l'on observe plus d'étoiles filantes à la fin de la nuit et au matin que le soir : dans le mouvement de la Terre sur son orbite, la région matinale est dirigée vers l'avant, et rencontre de ce fait plus de météorites que la région vespérale, de même que le pare-brise d'une automobile reçoit davantage de gouttes de pluie que la vitre arrière.
Quelle période pour Swift-Tuttle ?
  • Première période calculée par Marsden : entre 117 et 123 ans donc 1862 + 117 = 1979 et 1862 + 123 = 1985
  • ON NE L'A PAS VU
  • Kegler avait vu une comète en juillet 1732 à Pékin et une comète avait été aussi vue en septembre 1348 par des japonais : c'est donc autour de 130 ans !
  • Marsden recalcula alors les passages au périhélie : mars 1610 et décembre 1479 mais les observations étaient difficiles donc aucune trace publiée. Il prédit tout de même son retour en novembre 1992
  • La comète est bien revenue en décembre 1992 et les Perséides de 1993 ont été extraordinaires, avec jusqu'à 500 étoiles filantes par heure ! ON L'A VU
Quelques dates intéressantes :
1866 : Schiaparelli prouva que l'orbite des Perséides était identique à l'orbite de la comète de 1862 : preuve de la relation entre les pluies de météores et le scomètes.
1885 : Weinek à Prague fut le premier à photographier un météore
1794 : Chadni (Allemagne) : théorie de l'origine cosmique de méétorites.
1803 : Pluie de pierres de météorites (2000 pièces) en France : c'est la preuve de l'origine cosmique des météorites
1959 : Le météore "Pribam" fut photographié avant l'impact en Tchécoslovaquie : première détermination exacte de l'orbite d'une météorite dans le système solaire.
1992 : La comète Swift-Tuttle a été redécouverte par un Japonais. D'après la très sérieuse revue Scientist, elle pourrait percuter la Terre ou la Lune dans l'avenir.

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