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ASTROTECHNIQUE (instrumentation, chaîne de mesure...) : PARE-BUEES (TELRAD et LX10), LASER ET MOTORISATION DU PORTE-OCULAIRE
Posté par Michel le 19/11/2009 12:10:00 (2608 lectures)

LES PARE-BUEES

Pour les pare-buées, je me suis inspiré du site de Jean-Pierre Bousquet (lien)

Le Telrad n’ayant qu’une petite surface à protéger de la buée, j’ai donc fait le pare-buée à l’aide de résistances en série de 0,5 W d’une valeur totale d’environ 180 ohms (6 x 22 ohms + 4 x 5,6 ohms, mais leur tolérance étant de 20%, ça explique l’écart !). Ce pare-buée fait donc environ 0,8 W sous 12 V, ce qui est largement suffisant. Les résistances ont été soudées en série, puis enfilées dans de la gaine thermorétractable et collées au pistolet à colle autour du « hublot ».



Pour le LX10, j’ai récupéré l’ancien pare-buée “ordinaire” (fait avec un abat-jour !), mais je l’ai renforcé et équipé d’une résistance. Cette résistance vient d’une partie de la résistance d’un fer à repasser 220V (récupérée en pièce détachée à Emmaüs), adaptée en longueur pour qu’une fois installée elle fasse environ 9 W. J’ai donc regardé la résistance du fil résistif à l’ohmmètre numérique (environ 9,7 ohms/m) et j’ai vu que j’en aurais besoin d’environ 1,60m soit deux fois la circonférence du tube du LX10. J’ai donc collé ce fil en boucle (non fermée!) sur du scotch costaud, je l’ai recouvert d’adhésif électrique, puis d’adhésif genre feutrine…

Et j’ai collé le tout à l’intérieur du pare-buée

J’ai mis une fiche DIN Haut-Parleur sur le fil (attention ! on ne peut pas souder à l’étain sur ce type de fil résistif : pour avoir un bon contact avec le fil de branchement il faut faire une épissure à chaque extrémité et l’isoler bien entendu).

LE LASER

Pour le support du laser j’ai récupéré le porte-chercheur du LX10, je l’ai taraudé à M4 et j’ai mis des vis type molette. Ce laser est le mélange de deux lasers, car le premier, qui possédait des réglages d’azimut et d’altitude est tombé en panne, j’ai donc racheté un laser type stylo et je l’ai adapté à l’intérieur de la carcasse de l’autre. Je lui ai aussi installé une résistance de « pré-chauffage » comme sur les diesels ( !) car il ne supporte pas trop le froid. Cette résistance est faite du même fil résistif que le pare-buée du LX10 et ne consomme que 200 mA. Elle est enroulée et isolée avec du scotch électricien sur le corps du « stylo » laser (qui s’est avéré indémontable, la diode laser semble moulée dedans). Un poussoir commande le faisceau laser, un interrupteur de commande chauffage et une led-témoin de chauffage sont installé sur le petit boitier (une boite d’Efferalgan retaillée).

LA MISE AU POINT MOTORISEE

Les vibrations engendrées par le fait de tourner la molette de mise au point du Crayford sont un des gros problèmes de la focalisation du LX10 (comme de tout autre instrument d’ailleurs…). La motorisation de la focalisation sera donc un atout, surtout pour le planétaire (en visuel, mais surtout pour la photo, qui a déjà la turbulence comme inconvénient majeur).

Un moteur de tourne-broche (alimenté habituellement par une pile de 1,5V) fera l’affaire, il ne manquera qu’une raquette de commande permettant d’inverser la polarité de l’alimentation pour le faire tourner dans les deux sens.

L’axe du moteur de tourne-broche est équipé d’un support de meule de mini-perceuse en caoutchouc (genre Dremmel) collé à la Pattex (mélange de deux résines qui devient dur comme la pierre). Un bout de chambre à air taillée à dimension et collée à l’aide de dissolution et d’une rustine sert de transmission du mouvement.

La raquette est faite dans une boite de récupération équipée de deux inverseurs à 1 contact permanent et de deux diodes leds indiquant le sens de rotation (1 rouge et 1 verte).

Un petit schéma de la raquette pour faciliter la compréhension :

L’alimentation de 2V (j’ai légèrement survolté le moteur de barbeuque pour avoir une vitesse un peu plus importante) est fournie par les 4V récupérés à la sortie du montage régulateur de tension à LM317, avec une résistance d’environ 4 ohms 5W en série sur un fil (+).


Le moteur installé sur le porte-oculaire Crayford à réduction 1/10ème.


Le moteur est fixé par une embase épousant l'arrondi du Crayford sur le dessous et fixé par deux vis M4 tête fraisée un petit peu plus longues que celles d'origine du porte-oculaire. La courroie de transmission est installée sur la molette du réducteur. La raquette se branche grâce à un câble à 4 conducteurs muni d’une fiche DIN 5 broches sur le tableau de contrôle du LX10. Le moteur est branché sur le Telrad (qui sert de boite de dérivation) par l’intermédiaire d’une fiche jack 3,5mm.


Et quelques photos de tout le matériel installé sur le LX10 :



Le prochain article portera sur la collimation du télescope Schmidt-Cassegrain LX10 et sur les difficultés que ça m'a posé !

A SUIVRE ...

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